Pour vous aider à passer le temps chez vous pendant ce second confinement, les membres de la rédaction vous racontent aujourd’hui qu’est-ce qui les a aidé à passer le temps au printemps dernier. Livres, musique ou cinéma, il y en aura pour tous les goûts !

Aujourd’hui, nous nous consacrons aux films, séries et musiques, mais si vous êtes plutôt le nez dans les bouquins, on se retrouve la semaine prochaine pour une deuxième partie avec les coups de cœur littéraires de la rédaction !

Les Séries

Pour passer le temps, quoi de mieux que de se laisser aspirer par l’enchaînement des épisodes ? Cela nous est tous arrivés, on commence une série et 3 jours après on l’a déjà fini sans savoir comment. Alors voici quelques recommandations pour vous occuper :

Patrick Melrose, une série réalisée par David Nicholls en 2018

Patrick Melrose

Patrick Melrose : il s’agit d’une mini-série britannique, avec Benedict Cumberbatch, qui s’était déjà distingué en incarnant “Sherlock Holmes” à l’écran pour la BBC. 

La série dépeint avec un humour sombre la vie mouvementée d’un avocat issue de la haute société, aux tendances autodestructrices. L’histoire débute lorsqu’il apprend à New York le décès de son père qu’il haïssait. Le récit est une adaptation de cinq romans autobiographiques de Edward Saint Aubyn (parmi lesquels “Peu importe” qui se déroule dans le sud de la France, “Mauvaise nouvelle”, “Après tout”…). L’auteur y fait d’ailleurs un subtil caméo dans le troisième épisode. La réalisation par David Nicholls est admirable, chacune des scènes est sublime d’un point de vue cinématographique, avec des jeux de couleurs qui nous plongent en alternance dans l’atmosphère new-yorkaise ou du Sud de la France, où Patrick Melrose a passé une partie de ses vacances étant enfant. Lors de certaines scènes, on retrouve également des références à des films tels que “Trainspotting”, un plaisir pour les cinéphiles !  Les personnages sont très bien travaillés et attachants, par exemple le traitement du meilleur ami de Melrose, Johnny Hall, est admirable. Le scénario est intriguant, alternant entre le quotidien et les souvenirs d’enfance.

En bref, J’ai vraiment apprécié l’atmosphère qui se dégage de cette série et je recommande !

par Olga Kolobov

Vikings, réalisée par Michael Hirst, 2013

Vous devez sans doute connaitre Vikings, une série canado-irlandaise écrite par Martin Hirst et diffusée sur la chaine History (au Canada et aux Etats-Unis) depuis 2013 ainsi que sur Netflix depuis février 2020. Les six saisons de cette épopée retracent le destin du roi semi-légendaire de Suède, Ragnar Lodbrok (ou Lothbrok). Selon la légende, ce fermier serait parti à la conquête de l’Angleterre et de la France afin de ramener des richesses. Il aurait notamment attaqué des monastères, alors mal protégés, dans le but de les piller.

Bien que cette série soit fondée sur des bases historico-mythiques, le reste appartient à la fiction. En effet, la série nous propose d’innombrables scènes de banquets, de batailles, de sexe… Efficace mélange de sang et d’amour couronné par des acteurs très charismatiques voire sexy (on peut se l’avouer…). Cette vision fantasmée semble bien loin de la vérité historique de la Scandinavie des vikings. Mais également loin du cliché du viking et de son casque à cornes. 

On s’attache très aisément aux personnages riches et complexes. Ragnar (joué par Travis Fimmel), personnage principal de la série, nous fascine autant qu’il est imprévisible. Il mène la danse dans cette série pleine de rebondissements. Sa femme, quant à elle, Lagertha (interprétée par Katheryn Winnick), pourrait être un personnage de second plan et exister essentiellement à travers son imposant mari. Mais que nenni, cette guerrière redoutable rythme tout autant la série que Ragnar. Telle une femme viking, Lagertha accompagne son mari à bord des magnifiques drakkars vers la conquête de l’Ouest. 

De plus, les aventures de Ragnar et ses proches nous permettent de voyager et de découvrir d’incroyables paysages scandinaves et irlandais, une nature à couper le souffle ! On peut également découvrir l’Angleterre ou encore le vieux Paris… Petite mention spéciale si vous regardez les épisodes en VO, vous allez entendre parler plusieurs langues, ce qui est très dépaysant. 

C’est également l’occasion de découvrir ou redécouvrir les mythes et croyances nordiques. Vous allez devenir incollable sur les dieux Odin, Thor, Freya ou encore le Valhalla. Cérémonies, histoires mythologiques destinées aux enfants, sacrifices sont au centre de la vie de ces Hommes du Nord. 

Petite mise en garde si vous êtes particulièrement sensibles aux scènes de violence et à la vue du sang. En effet, la série présente de nombreuses scènes d’actions sanglantes. Les vikings ont le coup de hache facile… Bien que les premiers épisodes soient un peu compliqués à gérer pour notre fibre sensible, étrangement, on s’y habitue rapidement et facilement. On vous le certifie, Vikings c’est LA série pour laisser son esprit voyager dans un espace temporel et géographique bien lointain de nos petits quotidiens confinés !

Par Hélène Bauche


Documentaire

10 years with Hayao Miyazaki

Diffusé en 2019, 10 years with Hayao Miyazaki est une série de documentaires qui suit l’artiste pendant une décennie marquée par la création de Ponyo sur la Falaise puis Le Vent se lève

Aux côtés du discret cameraman, ami de Miyazaki, on entre dans l’intimité des studios Ghibli entre intenses sessions créatives, moments de convivialité et tensions entre père et fils. Ce documentaire au long cours, qui dure quatre heures, se révèle passionnant dans sa manière d’appréhender le mythe Miyazaki. On y découvre un artiste qui doute, notamment face aux critiques sur Ponyo, se disant sans cesse à la retraite mais reprenant toujours le travail. Ses interactions avec le reste des dessinateurs de Ghibli, dont son propre fils, révèlent également un homme très exigeant et omniprésent au sein du studio.

Le documentaire met également en lumière le travail titanesque que constitue un film d’animation qui ne prend vie que feuille par feuille, d’autant plus lorsque Miyazaki décide de retourner à l’animation traditionnelle pour Le Vent se lève

Le documentaire est toujours accessible gratuitement sur le site de la chaîne japonaise NHK avec des sous-titres français. A ne pas manquer, que vous connaissiez ou non l’œuvre de Miyazaki !

Par Célia Bellache

Cinéma

Les fils de l’Homme, Alfonso Cuaron

Les Fils de l’homme, réalisé en 2006 par Alfonso Cuaron

Grand coup de cœur cinématographique, Les Fils de l’Homme, est un film dystopique réalisé par Alfonso Cuaron, et sorti en 2006. Il s’agit d’une adaptation du roman éponyme de Phyllis Dorothy James.

Tandis qu’aucune naissance n’a été enregistré dans le monde depuis dix-huit ans, Theo un jeune employé de bureau rencontre Kee, une femme tombé mystérieusement enceinte. Avec l’aide d’un groupe d’opposants politiques, Theo va aider Kee à obtenir un laisser-passer pour la Grande-Bretagne, déchiré entre un pouvoir totalitaire et un violent soulèvement du peuple.

Se trouvant tantôt dans un ministère, où sont conservés de nombreux chef-d’œuvres, tantôt au milieu d’un affrontement entre l’armée et les révolutionnaires, rendant entre-temps visite à un vieil ami ermite, le voyage de Theo dresse un portrait assez complet, toutefois pessimiste et survivaliste de cette société.

L’histoire pose de nombreuses questions au spectateur, tout au long du film, sur cette stérilité qui a touché la population, mais aussi sur toutes les autres thématiques traitées, que ce soit la situation politique, la recherche scientifique ou encore l’espoir. Il se démarque également par son excellente mise en scène, qui semble se rapprocher du documentaire. Une sensation voulue par le réalisateur et son équipe, qui n’a pas hésité à y intégrer trois plans-séquence, pour renforcer cette immersion dans le chaos.

Par Tom Delangue

Musique

Trinity de Laylow 

L’album Trinity de Laylow, sorti en 2020

Le 28 février dernier sortait l’album Trinity de Laylow. L’artiste toulousain avait jusqu’alors sorti quatre mixtapes au succès relativement discret. Mais ce dernier projet est un tournant qui a réellement marqué mon confinement : le rappeur démontre la possibilité d’imposer son monde comme nouvelle réalité. Voilà pourquoi cette œuvre se doit d’être présentée, car confinés, nous cherchons de mondes alternatifs. Comme ce monde se construit-il ? Grâce à une continuité cohérente du premier au dernier son, l’intervention des featurings et des interludes semblent nécessaires à chaque fois pour permettre à l’artiste d’avancer dans sa réflexion introvertie et mélancolique. Néanmoins, la tristesse résonne moins comme note globale que l’excès sous toutes ses formes: folie, doute, amour et colère. Le logiciel Trinity est un simulateur périlleux qui fait subir un syndrome de Stockholm à son utilisateur. Alors quitte à être confiné, pourquoi ne pas s’y adonner pleinement comme Laylow ? Pour finir, ce monde inspiré de Matrix et autres fictions n’a jamais été plus réel que maintenant car il s’est vu certifié disque d’or. Profitons-en encore une fois !

Publié par :Florilèges

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