Léo Blaevoet : l’art d’oser tous les supports

Léo Blaevoet est un jeune artiste prometteur originaire du Nord passionné de dessin, de peinture et de photos. « J’aimais beaucoup dessiner mais sans vraiment trouver ma voie. J’avais comme projet de départ de devenir designer de produits durant mes études, l’idée de créer des choses jolies et originales me plaisait. » L. B.

Léo a d’abord étudié dans une filière STI2D dans le but de devenir designer, mais il rêvait de s’épanouir dans un secteur plus libre sur un plan artistique. « Je me suis rendu compte que je voulais créer des contenus visuels comme des affiches, des logos etc… L’idée de devenir designer s’effaçait au fil du temps. » L. B.

Une première reconnaissance de ses dessins

Son talent commence à s’affirmer lorsque l’une de ses amies lui a suggéré de dessiner un logo destiné à orner les sweats de son lycée. Un concours était organisé à cet effet par une association de l’établissement, le dessin du lauréat était brodé sur les sweats vendus par le lycée. Le logo qu’il a dessiné a été choisi par l’établissement.

Logo lycée des Flandres

« Au départ je ne voulais pas trop mais elle insiste, je me dis que pourquoi pas, après tout je n’ai rien à perdre. J’ai réalisé un croquis rapide pendant les cours, et j’ai dessiné la version finale numériquement avec une tablette graphique chez moi au soir. Après quelques semaines, l’association des étudiants m’annonce que c’est mon logo parmi les autres qui a été retenu et qui sera utilisé pour être brodé sur les sweats. » L. B.

La découverte d’un nouveau support d’expression artistique : les billets de train

Léo part du constat que les billets de train sont un bien jetable ne demandant qu’à être sublimé. Il commence à les utiliser comme support d’expression artistique pour y peindre des villes où il va, même si ce type de papier s’y prête mal.

« En me déplaçant en train je me suis dit que c’était dommage de jeter les billets, et pourquoi ne pas rendre ceux-ci plus attractifs et « précieux » en y ajoutant des dessins. L’idée de peindre des monuments plus ou moins commun d’une ville m’est venue en tête, j’ai commencé par peindre ceux de Lille et ensuite Dunkerque« . L. B.

Ensuite, Léo peint des œuvres des plus grands peintres dans le but de se diversifier mais aussi par goût du défi artistique. il commence par peindre « La création d’Adam » de Michel-Ange, puis « La nuit étoilée » de Van-Gogh, ses deux œuvres préférées.

Des œuvres remarquées sur les réseaux sociaux

Sa dernière œuvre reproduisant « La nuit étoilée » a beaucoup plu aux internautes. Elle a généré plus de 4000 j’aimes et plus de 700 partages sur Twitter, faisant ainsi connaître un nouvel artiste au grand public.

« Le community manager du compte Twitter de la SNCF me contacte et me demande s’ils peuvent partager mes peintures sur leurs réseaux sociaux, j’accepte bien évidemment. » L. B.

Sncf FacebookSncf Twitter

Un intérêt pour la communication visuelle et graphique

Léo réalise également un billet de train « Spécial Mainsquare », en hommage à un festival de musique bien connu se déroulant à Arras, en reprenant sur code couleur et leur logo. En voulant se diversifier, il a commencé à faire des dessins de manière numérique. « Je fais parfois des logos ou autre, mais je préfère par dessus tout utiliser un vrai crayon et de la vraie peinture« . L. B.

« Je voulais entrer dans une école de communication visuelle ou de graphisme, sauf que j’ai été refusé dans tous mes vœux sur la plateforme Parcoursup car je n’avais pas le bon bac.

Le seul vœu accepté était en BTS Conception de Produits Industriels, ma formation actuelle, dans laquelle j’apprends à créer des plans de pièces industrielles, à réaliser des maquettes 3D et à calculer différentes choses.

Ce n’est pas mon domaine de prédilection, j’ai maintenant peu de temps pour dessiner et peindre, mais je continue malgré cela et espère pouvoir un jour travailler de ma passion. » L. B.

La quête de supports toujours plus insolites

Léo ose aller vers des supports toujours plus originaux. il a dernièrement dessiné e cadran d’une montre en reproduisant le célèbre tableau de Vincent Van-Gogh , puis il l’a adapté à un gobelet de café de la célèbre enseigne américaine Starbucks Coffee. il a aussi peint La Grande Vague de Kanagawa sur des tickets de transport en commun lillois.

Il a aussi réalisé une affiche en hommage à la ville de Lille qu’il aime beaucoup. L’affiche reprend en chacune de ses lettres les monuments emblématiques de la cité lilloise. L’affiche réalisée manuellement sur le papier est destinée à être reproduite numériquement afin d’être imprimée de manière à produire un résultat net.

Enfin, Léo ambitionne de créer une marque de vêtements dont il est en train d’imaginer un logo et toute une identité stylistique. Son travail questionne quant à la limite entre l’art et l’objet du quotidien.

Adrien Cané

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